LA PRISON DANS TOUTE SA SPLENDEUR

Il est trop tard pour tergiverser

Un nouveau communiqué du syndicat pénitentiaire UFAP, publié le 23 février 2011, dénonçant les "dysfonctionnements graves à la cuisine de la détention de Saint-Quentin-Fallavier".

Ci-dessous et en PJ.

D’égout nauséabond…

Écrit par D. CARRE, Secrétaire National représentant les Personnels Techniques

Mercredi, 23 Février 2011 00:00

 

En fin de semaine dernière, l’UFAP/UNSa justice avertissait le Directeur de l’Administration Pénitentiaire de dysfonctionnements graves à la cuisine de la détention de ST QUENTIN FALLAVIER.

 

Différents points critiques ont été soulevés:

Dates Limites de Consommation dépassées (viandes diverses, produits laitiers)

Poches de viande ouvertes, verdâtre et nauséabondes

Manque évident de dégraissage/désinfection de la cuisine

Identification impossible de certains produits (étiquetage)

Rupture de la chaîne du froid

Risque d’intoxication alimentaire

 

Quand je pense que l’Administration Pénitentiaire nous a présenté ce passage en gestion déléguée et surtout ces services multiples comme quelque chose de formidable que nous, fonctionnaires du Public, étions incapables de faire… Même gratuit c’est trop cher !

 

L’UFAP/UNSa justice s’insurge contre le « management » médiocre de notre Administration.

Nous étions deux ADJOINTS TECHNIQUES cuisine et aucun de nous n’est devenu Conseiller Restauration, alors que nous sommes membres du groupe HACCP/PMS de la DI de LYON depuis plusieurs années.

Dans bien d’autres établissements, cette reconversion se passe très bien et donne de très bons résultats.

 

L’UFAP/UNSa justice s’insurge contre l’inconscience de tels actes qui vont bien au-delà de la sécurité alimentaire et qui mettent en danger la sécurité pénitentiaire et donc la sécurité du PERSONNEL.

Le « cuisinier » du privé ne doit pas savoir qu’il est pénalement responsable.

 

En aucun cas l’UFAP/UNSa justice ne laissera de tels actes se reproduire et nous avons l’intention d’en référer à la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et aux services vétérinaires !

 

L’UFAP/UNSa justice une présence quotidienne !!!

 

Enfin, je vous rappelle que mon collègue est resté 18 ans dans cette cuisine, moi-même 10 ans !

C’est donc avec un profond écœurement que nous vivons ces moments là.


Lire la suite

FICHE DE PAIE AUX BEAUMETTES

186h de travail pour 291euros elle est pas belle la vie !!!!!!!!!

La CEDH condamne Paris sur les conditions de détention

La CEDH condamne Paris sur les conditions de détention

Les conditions de détention d'un détenu et les fouilles à nu subies par un autre ont valu, jeudi 20 janvier, à la France deux condamnations pour traitements inhumains et dégradants devant la Cour européenne des droits de l'homme. La juridiction du Conseil de l'Europe affirme également que le placement d'un détenu en cellule disciplinaire ne peut pas faire l'objet aujourd'hui en France d'un "recours effectif".

FOUILLES À NU RÉPÉTÉES

Les deux requérants sont des "détenus particulièrement signalés" ressortissant au grand banditisme. Philippe el Shennawy, condamné à plusieurs reprises depuis 1977 pour des vols avec armes et séquestrations, dénonçait devant la Cour de Strasbourg les fouilles répétées dont il a fait l'objet lors de son dernier procès d'assises, du 9 au 18 avril 2008, à Pau. Quatre à huit fois par jour, il devait subir des fouilles à nu avec inspection anale par des agents cagoulés de l'ERIS (équipe régionale d'intervention et de sécurité), qui filmaient l'opération avec un caméscope.

Sans contester la dangerosité du détenu, la Cour européenne estime que ces fouilles ne reposaient pas "sur un impératif convaincant de sécurité", et ont pu provoquer chez lui "un sentiment d'arbitraire, d'infériorité et d'angoisse". Elle condamne également la France pour ne pas lui avoir offert un "recours effectif"devant une juridiction contre ce régime de fouilles. Philippe el Shennawy, note-t-elle, est à l'origine d'un revirement de jurisprudence du Conseil d'Etat, qui a admis que les décisions des autorités pénitentiaires relatives aux fouilles corporelles pouvaient faire l'objet d'un référé-liberté devant le tribunal administratif.

ATTEINTE À LA DIGNITÉ DE LA PERSONNE

Pascal Payet, le second requérant, purge plusieurs peines, pour meurtre d'un convoyeur de fond, vols à main armée et pour deux évasions par hélicoptère. Il se plaignait des changements fréquents de lieu de détention qui lui sont imposés pour déjouer toute tentative d'évasion et de son placement en cellule disciplinaire durant quarante-cinq jours en 2007 au centre de détention de Fleury-Mérogis.

Les juges de Strasbourg l'ont débouté sur le premier point, compte tenu de son"profil" mais estiment que sa détention dans une cellule de 4,15 m2 sans lumière, ni aération, ni conditions sanitaires appropriées, a porté atteinte à sa dignité. Ils constatent par ailleurs que le seul recours, non suspensif, contre un placement en quartier disciplinaire, passe par le tribunal administratif, après saisie du directeur interrégional des services pénitentiaires. "En raison de cette procédure, le requérant n'était plus en cellule disciplinaire quand un juge était enfin en mesure de statuer sur sa demande", constate la Cour.

La Cour européenne des droits de l'homme a accordé 9 000 euros au titre du dommage moral à Pascal Payet, et 8 000 euros à Philippe el Shennawy.

Le directeur de la prison favorisait d’autres détenues

Le directeur de la prison favorisait d’autres détenues

Les petits secrets de la maison d’arrêt des femmes de Versailles (Yvelines) se dévoilent peu à peu. Après la révélation dans nos colonnes de la mise en examen du directeur Florent Gonçalves, 41 ans, qui a reconnu avoir entretenu une relation intime avec Emma, une jeune détenue qui avait servi d’appât dansl’affaire du « gang des barbares », le contrôleur général des prisons Jean-Marie Delarue a révélé hier d’autres cas de favoritisme au sein de la prison.

110 femmes auditionnées

A l’été 2010, deux prisonnières avaient écrit une lettre à ses services pour dénoncer des faits de favoritisme. Transférées à Fresnes, ces deux femmes sont entendues à l’automne par deux contrôleurs. Puis, au mois d’octobre, Jean-Marie Delarue lui-même se rend à Versailles avec d’autres contrôleurs pour mener des investigations plus poussées. Ils ont conversé avec les 110 femmes alors emprisonnées à Versailles. Des auditions qui auraient « conforté les dénonciations des deux premières détenues ». Les témoignages recueillis font état d’un groupe de six femmes qui apparaissent comme les « protégées » du directeur. Ce favoritisme se manifestait, selon les autres détenues, par un accès plus facile aux ateliers pour travailler mais aussi par des horaires plus souples et une facilité pour cantiner, c’est-à-dire améliorer l’ordinaire en pouvant acheter des produits d’hygiène ou de l’alimentation. Les six détenues, dont Emma, étaient d’ailleurs regroupées dans deux cellules de trois.

 

Dès le mois de novembre, Jean-Marie Delarue a rédigé un rapport à l’adresse de l’administration pénitentiaire pour signaler une situation anormale à ses yeux. Le ministère de la Justice aurait alors déclenché une enquête interne avant que le parquet de Versailles ouvre une enquête préliminaire.

Les faits dénoncés auraient débuté en 2009. Le directeur de la maison d’arrêt aurait reconnu avoir eu des relations sexuelles avec Emma à deux reprises dans une salle informatique. D’après les premiers éléments de l’enquête, il n’aurait pas eu ce type de relation avec les cinq autres détenues « favorisées ». L’avocat de Florent Gonçalves a d’ailleurs contesté les faits reprochés à son client dans le rapport de Jean-Marie Delarue. Des faits qui ne constituent pas en l’état une faute pénale mais qui ont entraîné sa suspension.


La France condamnée pour traitements inhumains en prison

La France condamnée pour traitements inhumains en prison

Des avis médicaux répétés demandaient le transfert dans un établissement spécialisé d'une femme de 48 ans, souffrant d'anorexie. Ils sont restés sans effet.

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France mardi pour traitements inhumains envers une détenue qui n'a pas bénéficié des soins ni de l'environnement adaptés à son anorexie.

Virginie Raffray Taddei, qui purge depuis 1998 une série de peines pour escroquerie, abus de confiance, vol ou recel, souffre d'asthme, d'insuffisance respiratoire, d'anorexie et du syndrome de Münchhausen, un trouble caractérisé par le besoin de simuler une maladie. La juridiction du Conseil de l'Europe constate dans un arrêt que si les troubles respiratoires ont fait l'objet d'un suivi médical, l'anorexie de cette femme de 48 ans, qui ne pèse plus qu'une trentaine de kilos, n'a pas été prise en compte. Plusieurs avis médicaux préconisant son transfert dans un établissement spécialisé sont restés sans effet.

Détresse, souffrance 

"La Cour est frappée par la discordance entre les soins préconisés par les médecins et les réponses qui y sont apportées par les autorités nationales, celles-ci n'ayant pas envisagé un aménagement de peine qui eût pu concilier l'intérêt général et l'amélioration de l'état de santé de la requérante", lit-on dans l'arrêt.

La Cour s'étonne en outre des "délais procéduraux longs et inappropriés", eu égard à la situation, en notant qu'une demande de suspension de peine pour raison médicale n'a obtenu une réponse définitive qu'au bout d'un an et demi. Elle relève enfin les transferts successifs de la requérante, passée de Rennes à Fresnes puis à Roanne, alors qu'elle est originaire de Corse, où réside sa famille. L'ensemble de ces éléments, concluent les juges, étaient de nature à provoquer chez elle "une détresse qui a excédé le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". 

 

 

Du 13 au 18 décembre 2010, les Avocats se mobilisent pour la Garde à Vue

Du 13 au 18 décembre 2010, les Avocats se mobilisent pour la Garde à Vue

Dans sa résolution portant sur le projet de Loi relatif à la Garde à vue adoptée le 20 novembre dernier, l'Assemblée Générale du Conseil National des Barreaux, reprenant le mot d'Ordre de la Conférence des Bâtonniers, a appelé les Barreaux et les Avocats à semobiliser du 13 au 18 décembre 2010 et lors de la journée nationale d'action du 15 décembre

Cette mobilisation a deux objectifs principaux : 
- Sensibiliser le grand public à la question de la Garde à Vue et à la nécessité qu'intervienne une réforme garantissant de manière effective les droits des personnes mise en cause 
- Faire connaitre aux parlementaires la position de la profession sur le projet de Loi, qu'il s'agisse des conditions d'intervention de l'Avocat en garde à vue ou de sa rémunération qu titre de l'aide juridictionnelle. 

Vous trouverez ci-après les actions organisées par les Barreaux et les UJA en réponse à cet appel : 



CAEN : 

Une mobilisation est prévue sur toute la semaine, l'objectif étant de bloquer au maximum les audiences pénales. 

Une conférence de presse sera donnée par le bâtonnier et les représentants des syndicats de magistrats, le mercredi 15 décembre. 


LILLE : 

Le 15 décembre, l'UJA de LILLE organise, pendant la conférence de presse du Bâtonnier, fixée à 11h, un rassemblement devant le Palais de Justice. 

Les Jeunes Avocats, en robe, rassemblés derrière un banderole : JEUNES AVOCATS : MOBILISES POUR VOS LIBERTES, porterons des masques blancs. 


MARSEILLE : 

Le Barreau de Marseille se mobilise contre le projet de réforme sur la garde à vue. 

La journée du 15 décembre 2010 sera une journée de grève totale des activités juridiques et judiciaires. 

Une conférence de presse sera organisée à 10 heures. 

Et un rassemblement est prévu à 11 heures devant le Palais Monthyon. 


MONTPELLIER : 

Le mercredi 15 décembre 2010, les avocats sont invités par leur Bâtonnier à une grève totale des affaires judiciaires et juridiques. 

Une manifestation est organisée à 14 h devant le Palais de Justice – Place Pierre Flotte, puisdéfilé jusqu'à la Cour puis à la Préfecture pour remettre une motion au Préfet. 

Par ailleurs, devant toutes les juridictions, lors de chaque audience, un membre du Conseil de l’Ordre assurera les renvois et les confrères seront informés des dates de renvois obtenues par affichage dans les locaux de l’Ordre des Avocats au Palais de Justice. 

Pendant cette même semaine, les avocats sont invités à demander le renvoi de toute audience où un greffier ne siègera pas, à plaider des nullités de procédure de garde à vue devant le Tribunal Correctionnel et à veiller à ce que les audiences civiles ou pénales ne durent pas plus de 6 heures, conformément à la circulaire LEBRANCHU qui date de 2001. 

Le Sénat dit non à la télévision gratuite en prison

Le Sénat dit non à la télévision gratuite en prison

PARIS (Reuters) - Il n'y aura pas d'accès gratuit à la télévision en prison, ont décidé lundi les sénateurs qui examinaient les crédits "justice" dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011.

Le Sénat a rejeté, comme l'avait demandé le gouvernement, un amendement en ce sens des sénateurs socialistes Richard Yung et Robert Badinter.

Cet amendement traduisait une revendication de l'association Robin des lois dirigée par l'ancien détenu François Korber.

Richard Yung proposait notamment de réduire les crédits du budget communication du ministère pour financer cette mesure dont il estime le coût à sept millions d'euros.

La Cour des comptes a dénoncé en juillet dernier le manque de transparence concernant le prix de la location en prison d'un poste de télévision, qui varie de quatre à 40 euros par mois. La ministre de la Justice de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait alors fixé un prix unique de huit euros.

A l'Assemblée nationale, toujours dans le cadre des crédits "justice", le député PS Jean-Jacques Urvoas avait présenté en vain le 3 novembre un amendement qui proposait lui aussi l'accès gratuit à la télévision pour les détenus.

 

A LIRE ABSOLUMENT

2 très bons articles que je recommande. 

 

POUR LA FERMETURE DES PRISONS

Une société se juge à l’état de ses prisons, écrivit un jour Camus.

Si le nouveau pensionnaire du Panthéon disait vrai, alors la France peut avoir honte. Deux siècles à peine après son élévation au rang de peine de référence, la prison est plus que jamais incapable de remplir la triple mission que lui a assigné le Code pénal de 1791 :

1) sanctionner la faute
2) protéger la société
3) favoriser l’amendement et la réinsertion des condamnés

Une vision romantique de la privation de liberté, issue du cerveau de philanthropes hantés par la louable intention d’en finir avec l’échafaud et les châtiments corporels. Mais le rêve humaniste a tourné court. En 2010, la prison continue à briser des vies, fabriquer de la délinquance et souiller les valeurs démocratiques, sans rien résoudre à la violence de la société. Tous les trois jours en moyenne, un détenu choisit d’en finir plutôt que de supporter la lente déstructuration mentale et morale à laquelle il est condamné derrière les barreaux. Quant à ceux pour qui la prison n’est qu’un lieu de passage, ils sont 40 % à y retourner dans les cinq ans suivant leur libération, validant l’hypothèse selon laquelle « la prison provoque la récidive », pour citer Michel Foucault. Pis : l’institution carcérale reproduit les inégalités sociales en pénalisant les plus faibles, puisque 60 à 70% des infractions sont commises pour des raisons économiques.

Le populisme pénal

Nos prisons brûlent, mais la société française regarde ailleurs, acceptant docilement l’aberration carcérale, malgré quelques soubresauts humanistes lorsque micros et caméras se braquent à l’occasion sur ce lieu de souffrance. Les rapports et enquêtes de terrain dénonçant la situation des détenus ne suffisent toujours pas à mobiliser les politiques, qui font de l’espace pénal l’un des derniers terrains d’expression de l’autorité de l’État. Être filmé en train de lutter contre le crime rapporte plus de voix que n’importe quelle baisse d’impôts. La meilleure preuve de ce populisme pénal est l’apparition dans la sphère publique de la figure de la victime, nouvelle incarnation du citoyen méritant et « héros de la République », invité d’honneur de la garden-party de l’Élysée en 2007.

La diabolisation actuelle de l’image du prisonnier défie pourtant toute logique puisque les « gens dangereux » qui croupissent dans les prisons françaises ont encore trop souvent le visage d’un dealer de cannabis encore mineur, d’un immigré sans-papiers ou d’un malade mental. Autant de populations fragiles dont la place n’est pas entre quatre murs. La violence morale a remplacé la violence corporelle. Surtout, l’esprit de vengeance, cette satisfaction malsaine que l’on ressent lorsque le malfaiteur est puni, n’a pas disparu. La mise à l’écart du corps du malfaisant rassure tandis que fermer les prisons effraie. Mais si l’opinion publique avait toujours raison, Robert Badinter n’aurait jamais fait voter l’abolition de la peine de mort.

Des alternatives à l’enfermement

L’espoir de voir disparaître un jour la prison, institution archaïque et indigne d’une démocratie digne de ce nom, n’a pas pour autant disparu. Sursis, travail d’intérêt général, bracelet électronique, aménagements de peine… Les solutions à l’enfermement ne cessent de gagner du terrain. En 2010, près de 160 000 personnes purgent des peines en milieu ouvert contre environ 62 000 qui sont emprisonnées. La fin des prisons est en marche. Raison de plus pour accélérer le processus. Car compter sur le sens de l’Histoire ne suffit pas. La fermeture des prisons ne sera pas le fruit d’un sursaut humaniste – pourtant indispensable en toile de fond – mais d’un raffinement technologique permettant d’en finir avec l’incarcération. Le temps de l’audace est venu.

Suivons l’exemple de l’Espagne et de la Norvège qui ont aboli la peine de prison à perpétuité. Gelons la construction de nouveaux établissements pénitentiaires, condamnés tôt ou tard à se remplir comme les précédents. Ayons le courage de dépénaliser certains actes soi-disant délictueux (« usage de drogue », « infraction à la législation sur les étrangers »). Sortons de prison les 20% à 30% de détenus souffrant de pathologies mentales. Et ouvrons enfin le débat sur le sort qui doit être réservé aux auteurs de viols et de crimes de sang, puisque condamner une personne à passer 30 ans ou plus derrière les barreaux ajoute de la souffrance à la souffrance, sans pour autant venger la victime et ses proches.

La politique de l’autruche n’a que trop duré. Le corps social français doit désormais s’interroger, sans angélisme, sur l’enjeu carcéral et pénitentiaire. Et débattre de la fonction de la prison pour pouvoir dépasser cette machine infernale. À défaut d’initier une révolution verte, le Grenelle de l’Environnement a eu le mérite de faire émerger la cause écologique dans la sphère publique. Il est temps pour la question pénitentiaire de suivre cette voie. Organiser un « Grenelle des Prisons » pour faire d’une question sensible et impopulaire une priorité gouvernementale serait une preuve de courage politique. Entre les fanatiques de la prison « humaine » et les abolitionnistes jusqu’au-boutistes, une autre voie consiste à vider progressivement les prisons de leurs occupants. Alors seulement la célèbre phrase de Camus ne sera plus qu’un lieu commun sans fondement.

Lire la suite

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site