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Prison de Lantin: les familles de plus en plus exaspérées

Prison de Lantin: les familles de plus en plus exaspérées

Le personnel de la prison de Lantin a décidé de poursuivre la grève entamée le 22 décembre. Une décision qui suscite la colère des familles de détenus. Elles ont protesté hier lundi devant la prison de Lantin.

Pour rappel, les surveillants réclament l'engagement de 32 personnes et l'amélioration des moyens de communication à l'intérieur de la prison. S'estimant en sous-effectif et en insécurité, ils avaient déjà supprimé certaines activités au cours des dernières semaines.

Cette décision provoque la détresse de plusieurs familles. Celle-des détenus de la prison de Lantin. Depuis six jours... elles n'ont plus droit de rendre visite à leur proche. Une situation particulièrement difficile en cette période de fêtes.

La grève du personnel pénitentiaire paralyse toute une série d'activités au sein de la prison. Les gardiens n'ont pas obtenu les renforts réclamés depuis plusieurs semaines. Nous avons rencontré Christine et Jessica. Elles sont toutes deux épouses de détenus. Elles comprennent cette grève mais regrettent les conséquences qu'elles entraînent au quotidien. Écoutez-les dans le reportage ci-dessous.

Champ-Dollon: un détenu sur deux souffre de troubles psychiques

Champ-Dollon: un détenu sur deux souffre de troubles psychiques

 

Prévue pour 270 personnes, la prison de Champ-Dollon comptait en 2009 une moyenne de 496 prisonniers. En 2010, ils étaient plus de 550.

Prévue pour 270 personnes, la prison de Champ-Dollon a dépassé la barre des 600 en mai dernier et un record de 622 détenus a été atteint le 19 juillet.

Une annexe d'une centaine de places devrait voir le jour l'an prochain. "Réduire la surpopulation va dans le bon sens en permettant de diminuer les tensions à l'intérieur de l'établissement, tant entre détenus et personnel de surveillance que concernant les détenus entre eux", a noté à ce sujet le Dr Ariel Eytan.

De manière générale, "des interventions ciblées peuvent permettre d'améliorer les conditions de détention et la santé mentale des détenus en utilisant un minimum de moyens", a estimé le médecin.

Un détenu sur deux souffre de troubles psychiques

A Champ-Dollon, près d'un détenu sur deux (46%) souffre de troubles psychiques. Chez les femmes, ce chiffre monte à 56%, selon une étude de chercheurs genevois. Ces derniers soulignent la nécessité de mesures ciblées et coordonnées si l'on souhaite réhabiliter intégralement ces prisonniers.

Les équipes d'Ariel Eytan et Hans Wolff, des Départements de psychiatrie et de médecine communautaire des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont analysé les dossiers de 1510 détenus - dont 76 femmes - ayant fait appel à l'unité médicale de la prison de Champ-Dollon en 2007. L'âge des prisonniers s'étalait de 18 à 82 ans, pour une moyenne de 30 ans environ.

Résultats: 45,3% des hommes et 56,6% des femmes présentaient divers symptômes et troubles psychiques. Les abus de substances étaient fréquents, avec 41,2% pour l'alcool, 35,9% pour le cannabis, 31,1% pour les benzodiazépines, 26,6% pour la cocaïne et 17,4 pour l'héroïne.

En outre, les fumeurs étaient 68,9%, soit plus du double du taux de la population générale. Quelque 11,6% des hommes et 9,2% des femmes disaient avoir été victimes de violences de la part de la police ou des gardiens, selon ces travaux publiés dans l'"International Journal of Law and Psychiatry".

Première étude

Il s'agit de la première étude fournissant une description détaillée de la santé mentale des détenus de la plus grande prison préventive de Suisse. En effet, malgré des services médicaux bien dotés dans de nombreux établissements, on ne dispose pas de données épidémiologiques récentes sur les prisons suisses, ont déploré les scientifiques.

Ces chiffres confirment les résultats d'autres recherches internationales. "Cette proportion élevée de détenus souffrant de troubles psychiques n'est malheureusement pas l'apanage de Champ-Dollon", a indiqué le Dr Eytan. Dans les pays européens, le taux varie de 27% à 78%.

"Des observations semblables sont faites un peu partout dans le monde, notamment en Grande Bretagne. On connaît aussi la situation inquiétante des prisons françaises, avec des taux de suicide élevés", a ajouté le spécialiste.

Troubles associés

Les chercheurs genevois ont également mis en évidence différentes associations. Ainsi, mis à part l'héroïne, les femmes sont moins représentées dans les abus de substances, mais elles souffrent plus souvent d'angoisses et de dépression.

Les jeunes détenus sont les plus enclins aux abus d'alcool, cannabis et benzodiazépines, ainsi qu'aux troubles de la personnalité et aux comportements auto-agressifs, comme les scarifications par exemple.

La comorbidité entre le tabac, l'alcool et d'autres produits est très fréquente. Elle est souvent associée à l'anxiété, l'insomnie, ainsi qu'à des problèmes de peau, voire des troubles respiratoires et circulatoires.

Interventions ciblées

Les auteurs de l'étude suggèrent par conséquent des interventions ciblées. L'Australie, où le taux de fumeurs en prison atteint 90%, a ainsi mis en place des programmes de lutte contre le tabagisme.

Des mesures de santé mentale s'adressant spécifiquement aux femmes seraient également souhaitables, même si elles ne représentent qu'une petite partie des personnes incarcérées. Les données indiquent que plus de 70% des détenues ont subi des violences ou des abus sexuels.

Enfin, l'insomnie en prison ne devrait pas être traitée comme un problème secondaire. Elle est en effet souvent associée à une mauvaise santé physique, notent les chercheurs, qui soulignent que l'Organisation mondiale de la santé a fixé l'an dernier dans ses objectifs stratégiques l'amélioration des soins en prison.

Un détenu permissionnaire se suicide en se jetant sous un train

Un détenu permissionnaire se suicide en se jetant sous un train

MEAUX - Un homme de 37 ans, détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), s'est suicidé samedi après-midi en se jetant sous un train à Pomponne (Seine-et-Marne), alors qu'il bénéficiait d'une permission de deux jours pour fêter Noël, a-t-on appris lundi de source policière.

 

Vers 14H20 samedi, ce détenu s'est jeté sous un train à Pomponne, juste avant la gare de Lagny (Seine-et-Marne), et est mort sur le coup, a indiqué cette source policière, confirmant une information du Parisien.

Il bénéficiait d'une permission pour fêter Noël chez son frère, à Lagny. Toujours selon cette source policière, l'homme était dépressif.

Mobilisation de l’Associu Sulidarità devant la prison de Borgo

Mobilisation de l’Associu Sulidarità devant la prison de Borgo

L’Associu Sulidarità a présenté ce matin devant la prison de Borgu, un nouveau type d’action de communication pour exiger le rapprochement des prisonniers corses détenus sur le continent.

Elle aura lieu le vendredi 28 janvier à Toulon, ville qui n’a pa été choisie par hasard, puisque  » c’est dans son bagne que des centaines de patriotes corses ont péri « , explique l’Associu qui ajoute qu’un hommage leur sera rendu ainsi qu’à tous les résistants corses en défilant du port à la Tour Royale. 

Ce matin, ses responsables ont rappelé qu’en dépit du vote d’un projet de loi portant sur le rapprochement des prisonniers corses, la situation n’évolue pas comme espérée, soulignant que les familles mènent un combat incessant, et que depuis des mois les détenus de Fresnes ont entamé une grève des plateaux.  De même le jour de Noël ils ont fait la grève de la faim et de la soif.

 

La France condamnée pour traitements inhumains en prison

La France condamnée pour traitements inhumains en prison

Des avis médicaux répétés demandaient le transfert dans un établissement spécialisé d'une femme de 48 ans, souffrant d'anorexie. Ils sont restés sans effet.

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France mardi pour traitements inhumains envers une détenue qui n'a pas bénéficié des soins ni de l'environnement adaptés à son anorexie.

Virginie Raffray Taddei, qui purge depuis 1998 une série de peines pour escroquerie, abus de confiance, vol ou recel, souffre d'asthme, d'insuffisance respiratoire, d'anorexie et du syndrome de Münchhausen, un trouble caractérisé par le besoin de simuler une maladie. La juridiction du Conseil de l'Europe constate dans un arrêt que si les troubles respiratoires ont fait l'objet d'un suivi médical, l'anorexie de cette femme de 48 ans, qui ne pèse plus qu'une trentaine de kilos, n'a pas été prise en compte. Plusieurs avis médicaux préconisant son transfert dans un établissement spécialisé sont restés sans effet.

Détresse, souffrance 

"La Cour est frappée par la discordance entre les soins préconisés par les médecins et les réponses qui y sont apportées par les autorités nationales, celles-ci n'ayant pas envisagé un aménagement de peine qui eût pu concilier l'intérêt général et l'amélioration de l'état de santé de la requérante", lit-on dans l'arrêt.

La Cour s'étonne en outre des "délais procéduraux longs et inappropriés", eu égard à la situation, en notant qu'une demande de suspension de peine pour raison médicale n'a obtenu une réponse définitive qu'au bout d'un an et demi. Elle relève enfin les transferts successifs de la requérante, passée de Rennes à Fresnes puis à Roanne, alors qu'elle est originaire de Corse, où réside sa famille. L'ensemble de ces éléments, concluent les juges, étaient de nature à provoquer chez elle "une détresse qui a excédé le niveau inévitable de souffrance inhérent à la détention". 

 

 

LES MISSIONS

• Permettre une médiation participative entre une victime et un auteur d’infraction (crime ou délit).

• Accompagner les familles d’auteurs et les familles de victimes.

• Collaborer avec la justice de notre pays pour faire progresser le concept de « justice réparatrice ». Inscrire toute démarche d’ échange « victime-auteur » dans le parcours d’insertion d’une personne détenue.

• Nouer des relations avec toutes autres fédérations ou associations d’aide aux victimes déjà existantes, dans la perspective d’échanges et de coopération.

LE CONCEPT DE MÉDIATION AUTEUR–VICTIME

L’intérêt : un processus réparateur, permettra à la victime (ou à sa famille) d’exprimer l’impact détaillé de l’acte criminel ou délictuel sur leur vie, de recevoir des explications aux questions restées sans réponses sur les faits et de participer à la  responsabilisation de l’auteur (infracteur). 

L’auteur pourra s’expliquer sur le pourquoi de l’acte criminel ou délictuel et exprimer, lui aussi, les répercussions sur sa propre vie (destruction, privation de liberté, etc…).

 Pour la victime, comme pour l’auteur, cela permet d’apporter, dans la limite du possible, une certaine forme de compensation.

 Le concept se déclinera  de la manière suivante :

 1)     Origine de la demande :

 - l’auteur du crime ou du délit, ou la victime font directement la demande de participer à cette démarche.

- la famille d’une victime ou la famille d’un auteur

- un travailleur social par le biais d’une association de victimes, un conseiller d’insertion probation ou un psychologue travaillant en détention avec le détenu.

 La demande ne peut se faire qu’après le procès pour éviter tout enjeu judiciaire.

 2)     Traitement de la demande

 Si la demande vient de l’infracteur (auteur), un psychologue, par des entretiens, s’assurera de la fiabilité de la demande et que la personne se considère  responsable de son crime.

 Un échange ne pourra se faire avec la victime que si l’auteur a pour objectif de réparer son acte.

 Si la demande vient de la victime, plusieurs entretiens interviendront avec un psychologue et des représentants de l’association, avec pour objectif, de comprendre la demande d’échange avec l’auteur. Nous entreprendrons un processus de dialogue à visée constructive pour la victime.

 Si les conditions de la demande paraissent fragiles, aucun échange ne sera encouragé.

 Aucun échange ne se fera sans l’accord préalable des deux parties.

 3)     Quatre critères essentiels pour  envisager un échange :

  •  que l’infraction (crime ou délit) ait été condamnée par la justice ;
  • que l’auteur du crime ou du délit ait été connu responsable pénalement de ses actes;
  • que l’auteur reconnaisse son acte et manifeste le souhait de réparer le tort commis;
  • que la victime ou sa famille souhaite y participer.

 Il importe également de déceler les cas de « déni » voire du risque d’ « emprise » de l’auteur sur la victime.

Le processus réparateur sera entrepris dans le seul cas où tous les critères seront réunis.

L’association demandera le concours de l’administration pénitentiaire si l’auteur est détenu.

 4)     Le processus réparateur

 L’encadrement de cet échange se fera par l’association – côté victime et par le travailleur social ou psychologue avec le soutien de l’ANJR – côté détention.

La médiation entre les parties est assurée par les intervenants de l’association.

Cette médiation peut prendre plusieurs formes :

- les personnes impliquées peuvent décider de participer à un échange victime-auteur, en présence des intervenants de l’association.

 - si la victime ou l’auteur refuse de participer à l’échange, les intervenants de l’association aideront à emprunter d’autres mécanismes de réparation au cours desquels l’association servira de liaison entre les deux personnes concernées afin de faciliter le recours à une solution négociée pour réparer les torts.

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