LE CONCEPT DE MÉDIATION AUTEUR–VICTIME

L’intérêt : un processus réparateur, permettra à la victime (ou à sa famille) d’exprimer l’impact détaillé de l’acte criminel ou délictuel sur leur vie, de recevoir des explications aux questions restées sans réponses sur les faits et de participer à la  responsabilisation de l’auteur (infracteur). 

L’auteur pourra s’expliquer sur le pourquoi de l’acte criminel ou délictuel et exprimer, lui aussi, les répercussions sur sa propre vie (destruction, privation de liberté, etc…).

 Pour la victime, comme pour l’auteur, cela permet d’apporter, dans la limite du possible, une certaine forme de compensation.

 Le concept se déclinera  de la manière suivante :

 1)     Origine de la demande :

 - l’auteur du crime ou du délit, ou la victime font directement la demande de participer à cette démarche.

- la famille d’une victime ou la famille d’un auteur

- un travailleur social par le biais d’une association de victimes, un conseiller d’insertion probation ou un psychologue travaillant en détention avec le détenu.

 La demande ne peut se faire qu’après le procès pour éviter tout enjeu judiciaire.

 2)     Traitement de la demande

 Si la demande vient de l’infracteur (auteur), un psychologue, par des entretiens, s’assurera de la fiabilité de la demande et que la personne se considère  responsable de son crime.

 Un échange ne pourra se faire avec la victime que si l’auteur a pour objectif de réparer son acte.

 Si la demande vient de la victime, plusieurs entretiens interviendront avec un psychologue et des représentants de l’association, avec pour objectif, de comprendre la demande d’échange avec l’auteur. Nous entreprendrons un processus de dialogue à visée constructive pour la victime.

 Si les conditions de la demande paraissent fragiles, aucun échange ne sera encouragé.

 Aucun échange ne se fera sans l’accord préalable des deux parties.

 3)     Quatre critères essentiels pour  envisager un échange :

  •  que l’infraction (crime ou délit) ait été condamnée par la justice ;
  • que l’auteur du crime ou du délit ait été connu responsable pénalement de ses actes;
  • que l’auteur reconnaisse son acte et manifeste le souhait de réparer le tort commis;
  • que la victime ou sa famille souhaite y participer.

 Il importe également de déceler les cas de « déni » voire du risque d’ « emprise » de l’auteur sur la victime.

Le processus réparateur sera entrepris dans le seul cas où tous les critères seront réunis.

L’association demandera le concours de l’administration pénitentiaire si l’auteur est détenu.

 4)     Le processus réparateur

 L’encadrement de cet échange se fera par l’association – côté victime et par le travailleur social ou psychologue avec le soutien de l’ANJR – côté détention.

La médiation entre les parties est assurée par les intervenants de l’association.

Cette médiation peut prendre plusieurs formes :

- les personnes impliquées peuvent décider de participer à un échange victime-auteur, en présence des intervenants de l’association.

 - si la victime ou l’auteur refuse de participer à l’échange, les intervenants de l’association aideront à emprunter d’autres mécanismes de réparation au cours desquels l’association servira de liaison entre les deux personnes concernées afin de faciliter le recours à une solution négociée pour réparer les torts.

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