L’HISTORIQUE DE L’ASSOCIATION

Juin 2004Stéphane Jacquot est touché par l’assassinat d’une amie proche

Février 2007: L’idée de fonder l’association  émerge en 2007, quand Stéphane Jacquot comparaît devant une cour d’assises pour témoigner en faveur de cette amie, victime. Au cours du procès, la famille de la victime, après un échange avec la  famille de l’auteur du crime, a souhaité entrer en contact avec la criminelle. Stéphane Jacquot a accompagné l’époux de la victime dans cette démarche.

Année 2008: Stéphane Jacquot rencontre Maryline Karzazi qui apporte un élément dans le versant « auteur ». Lorsqu’elle était au lycée, un camarade de classe a assassiné sa petite amie, elle-même scolarisée dans le même établissement. L’année suivante, dans le cadre de ses études, Maryline Karzazi  fait un stage dans la maison d’arrêt où est détenu son ami, ce qui permet d’engager un échange.
Sensibilisée par l’approche humaine du projet et de par cette expérience, Maryline Karzazi a souhaité s’associer et contribuer au développement du projet.

Janvier 2010: Dans la perspective de fonder une association de justice réparatrice, Stéphane Jacquot  entreprend un travail d’investigation au travers de plusieurs rencontres (famille de victimes, anciens détenus, intervenants dans l’univers carcéral, magistrats) afin de capter la portée du projet et sonder le degré d’adhésion.

Ce travail a permis de mesurer et de prendre conscience du fait que le besoin d’échange entre un auteur et une victime existe, mais ne reçoit à l’heure actuelle aucune réponse adaptée alors même qu’une telle démarche pourrait être extrêmement constructive.

Juin 2010: Maryline Karzazi et Stéphane Jacquot rencontrent Marie-Cécile et Jean-Paul Chenu (parents de François Chenu, jeune homosexuel assassiné à Reims par trois skinheads en septembre 2002). Après le procès, ils ont adressé une « lettre ouverte » aux trois criminels destinée à proposer une « porte d’entrée » à la communication, à l’écoute et de les aider à se reconstruire.

Septembre 2010: L’Association Nationale de la Justice Réparatrice (ANJR) est fondée.

23 septembre 2010 : Stéphane Jacquot est auditionné par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice, dans le cadre du rapport sur la Prévention de la Délinquance des Jeunes (page 269). Il indique au ministre : « La justice réparatrice peut être un moyen efficace pour lutter contre la récidive, car elle permet à une personne détenue d’entrevoir une voie vers sa réinsertion sociétale ».

Octobre 2010 : Dans une lettre adressée au Président de la République, le président de l’ANJR annonce la création de l’association:  » l’ANJR a  pour vocation de promouvoir la justice réparatrice dans notre pays, en tant qu’approche valorisant une médiation participative entre victime et auteur d’infraction (crime ou délit), et au-delà, pouvant avoir un impact social favorable notamment afin de prévenir la récidive. Il est nécessaire de nous tourner vers d’autres méthodes de gestion des conflits, notamment pour désengorger les tribunaux, mais aussi pour éviter d’avoir recours à la prison pour des petits délits. Il nous est démontré que le milieu carcéral détruit un homme, plus qu’il ne le reconstruit. »

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