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QUELLE PRISON POUR EN FINIR AVEC L’ECOLE DU CRIME

QUELLE PRISON POUR EN FINIR AVEC L’ECOLE DU CRIME ET PREPARER A LA REINSERTION ?

RENDRE LA SANCTION UTILE

 

 

RAPPORT : http://www.casimages.com/f.php?f=111001084713238449.pdf

LES MISSIONS

• Permettre une médiation participative entre une victime et un auteur d’infraction (crime ou délit).

• Accompagner les familles d’auteurs et les familles de victimes.

• Collaborer avec la justice de notre pays pour faire progresser le concept de « justice réparatrice ». Inscrire toute démarche d’ échange « victime-auteur » dans le parcours d’insertion d’une personne détenue.

• Nouer des relations avec toutes autres fédérations ou associations d’aide aux victimes déjà existantes, dans la perspective d’échanges et de coopération.

LE CONCEPT DE MÉDIATION AUTEUR–VICTIME

L’intérêt : un processus réparateur, permettra à la victime (ou à sa famille) d’exprimer l’impact détaillé de l’acte criminel ou délictuel sur leur vie, de recevoir des explications aux questions restées sans réponses sur les faits et de participer à la  responsabilisation de l’auteur (infracteur). 

L’auteur pourra s’expliquer sur le pourquoi de l’acte criminel ou délictuel et exprimer, lui aussi, les répercussions sur sa propre vie (destruction, privation de liberté, etc…).

 Pour la victime, comme pour l’auteur, cela permet d’apporter, dans la limite du possible, une certaine forme de compensation.

 Le concept se déclinera  de la manière suivante :

 1)     Origine de la demande :

 - l’auteur du crime ou du délit, ou la victime font directement la demande de participer à cette démarche.

- la famille d’une victime ou la famille d’un auteur

- un travailleur social par le biais d’une association de victimes, un conseiller d’insertion probation ou un psychologue travaillant en détention avec le détenu.

 La demande ne peut se faire qu’après le procès pour éviter tout enjeu judiciaire.

 2)     Traitement de la demande

 Si la demande vient de l’infracteur (auteur), un psychologue, par des entretiens, s’assurera de la fiabilité de la demande et que la personne se considère  responsable de son crime.

 Un échange ne pourra se faire avec la victime que si l’auteur a pour objectif de réparer son acte.

 Si la demande vient de la victime, plusieurs entretiens interviendront avec un psychologue et des représentants de l’association, avec pour objectif, de comprendre la demande d’échange avec l’auteur. Nous entreprendrons un processus de dialogue à visée constructive pour la victime.

 Si les conditions de la demande paraissent fragiles, aucun échange ne sera encouragé.

 Aucun échange ne se fera sans l’accord préalable des deux parties.

 3)     Quatre critères essentiels pour  envisager un échange :

  •  que l’infraction (crime ou délit) ait été condamnée par la justice ;
  • que l’auteur du crime ou du délit ait été connu responsable pénalement de ses actes;
  • que l’auteur reconnaisse son acte et manifeste le souhait de réparer le tort commis;
  • que la victime ou sa famille souhaite y participer.

 Il importe également de déceler les cas de « déni » voire du risque d’ « emprise » de l’auteur sur la victime.

Le processus réparateur sera entrepris dans le seul cas où tous les critères seront réunis.

L’association demandera le concours de l’administration pénitentiaire si l’auteur est détenu.

 4)     Le processus réparateur

 L’encadrement de cet échange se fera par l’association – côté victime et par le travailleur social ou psychologue avec le soutien de l’ANJR – côté détention.

La médiation entre les parties est assurée par les intervenants de l’association.

Cette médiation peut prendre plusieurs formes :

- les personnes impliquées peuvent décider de participer à un échange victime-auteur, en présence des intervenants de l’association.

 - si la victime ou l’auteur refuse de participer à l’échange, les intervenants de l’association aideront à emprunter d’autres mécanismes de réparation au cours desquels l’association servira de liaison entre les deux personnes concernées afin de faciliter le recours à une solution négociée pour réparer les torts.

L’ÉQUIPE

Organisation de l’association

Le bureau de l’association :

Président : Stéphane Jacquot, fondateur de l’association

Premier vice-président : Alain Damecour, Magistrat 

Deuxième vice-présidente : Marion Sarraut, réalisatrice de télévision

Secrétaire générale : Maryline Karzazi,  co-fondatrice de l’association,fonctionnaire dans les services du Premier Ministre

Trésorier : Jean-Marc Galland, conseiller technique chargé de la prévention de la délinquance auprès du Ministre de l’Intérieur

 

Administrateurs :

Christine Boutinancien ministre

Serge Bliskodéputé PS de Paris, président du groupe d’étude Prisons et conditions carcérales à l’Assemblée Nationale

Jean-René Lecerfsénateur UMP du Nord, vice président de la commission des lois, secrétaire national UMP en charge des questions de justice

Dominique Raimbourg, député PS de la Loire Atlantique, membre de la commission des lois

Nayla Chidiac, Docteur en psychopathologie clinique, expert près de la cour d’appel de Paris

Yves Charpenelavocat général la chambre criminelle de la Cour de cassation, expert au Conseil de l’Europe et à l’ONU

Michel Jouannot, visiteur de prison

Marc Del Grande, haut fonctionnaire

Chargés de l’accompagnement des demandes et des prises en charge   :

Sylvie Adijès, médiatrice

Alexia Larsonneur, psychologue clinicienne

Chargé de la présence internet:

Benoit Legoff, Ingénieur d’étude et de développement de logiciels.

L’HISTORIQUE DE L’ASSOCIATION

Juin 2004Stéphane Jacquot est touché par l’assassinat d’une amie proche

Février 2007: L’idée de fonder l’association  émerge en 2007, quand Stéphane Jacquot comparaît devant une cour d’assises pour témoigner en faveur de cette amie, victime. Au cours du procès, la famille de la victime, après un échange avec la  famille de l’auteur du crime, a souhaité entrer en contact avec la criminelle. Stéphane Jacquot a accompagné l’époux de la victime dans cette démarche.

Année 2008: Stéphane Jacquot rencontre Maryline Karzazi qui apporte un élément dans le versant « auteur ». Lorsqu’elle était au lycée, un camarade de classe a assassiné sa petite amie, elle-même scolarisée dans le même établissement. L’année suivante, dans le cadre de ses études, Maryline Karzazi  fait un stage dans la maison d’arrêt où est détenu son ami, ce qui permet d’engager un échange.
Sensibilisée par l’approche humaine du projet et de par cette expérience, Maryline Karzazi a souhaité s’associer et contribuer au développement du projet.

Janvier 2010: Dans la perspective de fonder une association de justice réparatrice, Stéphane Jacquot  entreprend un travail d’investigation au travers de plusieurs rencontres (famille de victimes, anciens détenus, intervenants dans l’univers carcéral, magistrats) afin de capter la portée du projet et sonder le degré d’adhésion.

Ce travail a permis de mesurer et de prendre conscience du fait que le besoin d’échange entre un auteur et une victime existe, mais ne reçoit à l’heure actuelle aucune réponse adaptée alors même qu’une telle démarche pourrait être extrêmement constructive.

Juin 2010: Maryline Karzazi et Stéphane Jacquot rencontrent Marie-Cécile et Jean-Paul Chenu (parents de François Chenu, jeune homosexuel assassiné à Reims par trois skinheads en septembre 2002). Après le procès, ils ont adressé une « lettre ouverte » aux trois criminels destinée à proposer une « porte d’entrée » à la communication, à l’écoute et de les aider à se reconstruire.

Septembre 2010: L’Association Nationale de la Justice Réparatrice (ANJR) est fondée.

23 septembre 2010 : Stéphane Jacquot est auditionné par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice, dans le cadre du rapport sur la Prévention de la Délinquance des Jeunes (page 269). Il indique au ministre : « La justice réparatrice peut être un moyen efficace pour lutter contre la récidive, car elle permet à une personne détenue d’entrevoir une voie vers sa réinsertion sociétale ».

Octobre 2010 : Dans une lettre adressée au Président de la République, le président de l’ANJR annonce la création de l’association:  » l’ANJR a  pour vocation de promouvoir la justice réparatrice dans notre pays, en tant qu’approche valorisant une médiation participative entre victime et auteur d’infraction (crime ou délit), et au-delà, pouvant avoir un impact social favorable notamment afin de prévenir la récidive. Il est nécessaire de nous tourner vers d’autres méthodes de gestion des conflits, notamment pour désengorger les tribunaux, mais aussi pour éviter d’avoir recours à la prison pour des petits délits. Il nous est démontré que le milieu carcéral détruit un homme, plus qu’il ne le reconstruit. »

l'ANJR

L’actualité démontre combien la lutte contre la récidive devient une cause nationale par laquelle chaque citoyen est concerné. Pour l’heure, il est nécessaire de nous tourner vers d’autres méthodes de gestion des conflits, notamment pour désengorger les tribunaux, mais aussi pour éviter d’avoir recours à la prison pour des petits délits. Il nous est démontré que le milieu carcéral détruit un homme, plus qu’il ne le reconstruit.

Pour permettre cette alternative, j’ai fondé l’Association Nationale de la Justice Réparatrice (ANJR), avec la contribution de victimes, d’anciens détenus, de magistrats, de parlementaires, d’avocats et de psychologues.  Celle-ci a pour vocation de promouvoir la justice réparatrice dans notre pays, en tant qu’approche valorisant une médiation participative entre victime et auteur d’infraction (crime ou délit), et au-delà, pouvant avoir un impact social favorable notamment afin de prévenir la récidive.

La justice réparatrice est une conception de la justice orientée vers la réparation des dommages causés par un acte, qu’il soit criminel ou délictuel. La victime (ou sa famille) est au cœur de ce processus  pour que l’auteur prenne conscience de la répercussion de son acte et répare le mal causé, dans la mesure du possible. Au-delà du jugement et de la sanction, la justice réparatrice cherche l’apaisement dans des circonstances dramatiques et apporte une réponse aux incompréhensions qui résultent de l’acte. 

Au travers de nos missions, nous permettons un échange entre l’auteur et  la victime, encadré par des psychologues et des médiateurs, avec  le concours actif des personnes impliquées et nous accompagnons les familles d’auteurs et de victimes, pour renforcer le lien familial fragilisé.

En collaboration avec la Justice de notre pays, nous voulons faire évoluer la justice réparatrice en France, car cette pratique est porteuse d’une dynamique de transformation des modes de réinsertion sociale pour les personnes détenues et d’un nouveau modèle de justice fondé sur l’échange et l’interaction.

Enfin, la justice réparatrice  contribue au rétablissement de la paix sociale.

Elle  a fait ses preuves dans certains pays, comme en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Canada ou encore en Afrique du Sud avec la mise en place des Commissions de vérité et de réconciliation et fait l’objet de plusieurs études au conseil de l’Europe, ainsi qu’à l’ONU.

Embryonnaire en Europe, l’ANJR souhaite que la justice réparatrice prenne place dans le système judiciaire français.

 Nous comptons sur vous pour soutenir notre action !

 

Stéphane Jacquot
président-fondateur de l’association nationale
de la justice réparatrice

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