Fin annoncée des miradors dans les prisons françaises

Fin annoncée des miradors dans les prisons françaises 

À l'heure de la vidéosurveillance, leurs personnels seront affectés à d'autres missions. 

Jugés inefficaces en termes de protection et consommateurs en effectifs, les miradors vont peu à peu disparaître des prisons françaises. Le cabinet du garde des Sceaux l'a révélé ce mercredi, suscitant une certaine incompréhension de la part des syndicats de la pénitentiaire.

Force ouvrière parle de «mépris» pour la sécurité. Par la voix de sa responsable, Céline Verzeletti, la CGT-pénitentiaire, de son côté, faisait valoir ce mercredi que cette politique pourrait mettre en danger le personnel. «Déjà qu'on n'arrive pas à assurer une sécurité maximale à l'intérieur comme à l'extérieur des prisons, ça risque de ne pas arranger le problème de faire des économies de personnel» , a déclaré la syndicaliste. Selon elle, il faudra bien des agents pour surveiller l'extérieur des murs des établissements, d'où les proches des détenus jettent fréquemment de la drogue, de l'alcool, des téléphones portables et même des armes à l'intention des prisonniers.

 

200 agents touchés

 

L'entourage du ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, s'employait ce mercredi à dissiper ce «malentendu». D'abord, toutes les prisons ne sont pas concernées, assurent les conseillers de la ministre. La décision ne s'appliquerait, pour l'heure, qu'à une trentaine d'installations. Des miradors où l'on se serait «rendu compte qu'ils n'étaient plus des systèmes de surveillance adaptés», précise la Chancellerie. Parmi les établissements visés, d'anciennes prisons implantées dans les centres-villes, où les nouvelles technologies, telles que la vidéosurveillance, constitueraient, selon un responsable, des moyens «plus efficaces et plus sécurisants pour les personnels».

Au total, cette première vague de suppression de miradors toucherait environ 200 agents de la pénitentiaire, qui seraient donc réaffectés l'an prochain à la «surveillance en détention», précise-t-on au ministère. Il faut sept agents pour occuper un poste de mirador 24 heures sur 24. Dans l'entourage de la garde des Sceaux, on ne cache pas que le projet s'inscrit dans une démarche plus générale de modernisation des établissements. Le porte-parole du ministère l'affirme: «Dans les futurs programmes de constructionde prisons , la plupart des établissements seront sans mirador, à l'image des prisons espagnoles ou néerlandaises qui n'en ont plus depuis longtemps.»

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