Dans les prisons de… France

Dans les prisons de… France

En 2010, force est de constater l’inefficacité du système pénitentiaire français.

Avant d’être de gauche, nous sommes avant tout des citoyens. Et c’est dans une logique citoyenne que nous devons alors agir pour que dans notre pays, ce monde carcéral ne soit plus un monde de non-droit.

Certes, la prison doit être crainte, mais il n’empêche qu’en admettant complètement ces deux points, la prison peut aussi évoluer vers quelque chose de plus humain.

Que pourrait-on commencer par faire pour que le système pénitentiaire français prenne enfin la place qui doit être la sienne ? Notre combat le plus difficile sera avant toute chose de changer l’imaginaire collectif sur les prisons. Aujourd’hui, au XXIe siècle, la peine prononcée ne devrait plus être vue comme une vengeance, comme un équilibre vis à vis de la souffrance ressentie par les victimes et leurs proches, mais bel et bien comme la sanction d’un acte antisocial.

L’Observatoire des prisons a récemment proposé la mise en place de prisons à ciel ouvert pour 2015, « sans murs, sans barreaux, sans mirador ». L’idée est séduisante, tant elle va à l’opposé de l’image commune que nous avons sur les prisons, et mériterait d’être approfondie.

Mais, jamais un projet de prison de ce type de verra le jour dans une France en retard où le budget de la Justice ne semble pas relever d’une importance majeure.

L’autre problème fondamental auquel se trouvent confrontées les prisons françaises demeure la rupture de lien social. Même en 2010, les prisonniers sont complètement en dehors de la vie de leur pays. L’absence de bibliothèques, de matériel multimédia ou encore de colloques et de rencontres dans les prisons sont autant d’éléments qui entretiennent la fracture entre le monde carcéral et la France. Un concert de Yannick Noah ne peut pas être un faire-valoir !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes n’est pas là pour remplacer des associations qui font un travail efficace sur le terrain, mais propose néanmoins :

  • Une hausse significative du budget de la justice
  • L’interdiction du dépassement des capacités d’accueil des établissements pénitentiaires par l’instauration d’un numérus closus afin d’éviter des phénomènes de surpopulation catastrophiques
  • La mise en place d’une liberté conditionnelle aux deux-tiers de la peine, par procédure d’aménagement de peine pour les détenus condamnés à cinq ans ou moins et dont le reliquat est de moins de deux ans, ou par placement sous surveillance électronique pour les détenus qui ont un reliquat de peine de quatre mois ou moins. Le refus de ces mesures devra faire l’objet d’une motivation du juge compétent.
  • L’application immédiate de la loi Béranger de 1875 sur l’encellulement individuel, y compris dans les maisons d’arrêt.

 

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