Ces bénévoles qui correspondent avec des détenus

Ces bénévoles qui correspondent avec des détenus

Pour tenter « d'instiller un peu d'humanité » au centre pénitentiaire d'Uzerche, des bénévoles entretiennent une correspondance avec des détenus.

Il ne faut rien attendre d'une correspondance avec un détenu. Ce constat, à première vue sévère, s'impose à tous les bénévoles qui animent le programme Amitié sans visage du Secours catholique de la Corrèze.

Depuis 1998, l'association caritative essaie d'adoucir les conditions d'incarcération au centre d'Uzerche en offrant la possibilité aux détenus d'échanger une correspondance avec l'extérieur. 

« Au départ, nous étions deux, explique Marinette, la doyenne des bénévoles. On se débrouillait comme on pouvait. Aujourd'hui, on est dix-sept et on se réunit trois fois par an ».

Ce programme est cadré. Les bénévoles du Secours catholique doivent respecter une charte précise : anonymat requis, pas d'argent, pas d'ingérence dans la vie familiale du détenu, pas de photo, aucune ambiguïté sur la nature de cette relation et « ne jamais être moralisateur. On ne sait jamais pour quelles raisons ils sont en prison, même si parfois on le devine », explique François.

Pour tous, les débuts d'une correpondance, de toute façon surveillée par l'administration pénitentiaire, sont toujours délicats : 

« On a forcément du mal à savoir ce qui va accrocher. On parle de la pluie et du beau temps. Je pense surtout qu'il ne faut avoir aucun doute quand on écrit une lettre. Notre récompense ? Quand le détenu répond ». 

 

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