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Dans le sac du gardien de prison... 11 téléphones portables

Dans le sac du gardien de prison... 11 téléphones portables

Dimanche, ce surveillant de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, a été interpellé, à l'intérieur de l'établissement, en possession de onze téléphones portables.

Des appareils dissimulés dans un sac, précise La Dépêche.

Ce fonctionnaire, âgé d'une trentaine d'années, a été placé en garde à vue.

A la suite de cette découverte, le domicile du surveillant a été perquisitionné et plusieurs cellules de la maison d'arrêt ont été fouillées.

Dans cette même prison, des gardiens auraient retrouvé des photos de détenus sur des sites de rencontre via internet.

Selon Jérôme Massip, du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS), l'affaire de Villeneuve-lès-Maguelone, "pose le problème du recrutement des surveillants".

Et de rappeler que récemment, à la maison d'arrêt de Tours, en Indre-et-Loire, un surveillant a été inculpé pour trafics de portables.

Un surveillant  qui, avant d'être recruté par l'administration pénitentiaire "était un ancien détenu" de cette prison de Tours.

TRES BELLE INITIAVE

Cinq personnalités dont Noah dans une campagne sur la réinsertion des détenus

PARIS — Plusieurs personnalités dont Yannick Noah prêtent leur voix à une campagne de sensibilisation aux besoins en matière de réinsertion réalisée par "Les prisons du coeur", a-t-on appris vendredi auprès de cette association.

Un spot de 20 secondes sera diffusé à partir de samedi sur les principales chaînes de télévision. Ce film d'animation montre un canari en cage. Quand la porte s'ouvre, il hésite, puis s'élance... avant de s'écraser contre une vitre.

"La liberté, ça se prépare", dit alors en voix off l'une des cinq personnalités participant à la campagne : le chanteur et ancien sportif Yannick Noah, l'acteur Pierre Arditi, les animateurs Michel Drucker, Jean-Pierre Foucault et Jean-Jacques Bourdin.

Ce film vise à sensibiliser le grand public au fait "que chacun a droit à une seconde chance", a expliqué l'ancien détenu Pierre Botton, président de cette association qui travaille pour l'amélioration des conditions de détention.

Il faut faire prendre conscience que "ce n'est pas dans les conditions d'incarcération actuelles qu'on arrivera" à améliorer la préparation à la sortie et "à faire baisser le taux de récidive", a ajouté M. Botton, qui avait fait 20 mois de prison dans les années 1990 pour "abus de biens sociaux".

petite histoire drôle

petite histoire drole : 

une femme de 40ans rentrant chez elle le soir apres le taff se fait arrêter par les flics pour un controle routier, 

cette femme en question a tous ses papiers en ordre, sauf qu'elle n'a pas de ronds pour changer ses plaques d'immatriculation, elle a bien fait chenger sa carte grise hein, elle se fait donc arrêter et les flics lui demandent de bien vouloir les suivre au commissariat, elle s'exécute.....

arrivé là bas, un peu d'attente (normal ce sont des flics), pv d'audition (normal aussi faut bien rentabiliser les logiciels), ET prise d'empreintes, photos de profil face et 3/4, photos de ses trois tatouages (vive le streap tease), plein d'encre noire sur les doigts/mains, car ils n'ont pas fait ça à moitié.....

ET BIEN rassurez vous cette histoire n'est pas une histoire drole mais juste ce qui m'est arrivé ce soir en rentrant du taff......je suis fichée maintenant lol. 

ps : c'était pas non plus pour caméra cachée looool 

GARDE A VUE : Les Jeunes Avocats sont prêts ! L’appel aux forces de l’ordre.

GARDE A VUE : Les Jeunes Avocats sont prêts ! L’appel aux forces de l’ordre.

Par trois arrêts de principe, la Cour de cassation a déclaré la garde à vue « à la française » contraire aux exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. 

L’effectivité de cette constatation a toutefois été décalée au 1er juillet 2011 au nom de la bonne administration de la justice qui ne saurait pourtant être une valeur supérieure à la sauvegarde des droits de l'Homme. 

Cette décision fait suite à la trentaine d’arrêts rendus depuis plus de deux ans par la Cour de Strasbourg qui n’a cessé d’affirmer que l’assistance de l’avocat aux interrogatoires était un droit s’attachant nécessairement à la garde à vue. Le 14 octobre, dans un arrêt Brusco, la CEDH condamnait la France pour ce même motif. 

On ne peut que regretter que la Cour de cassation ait mis tant de temps pour admettre cette violation manifeste. Le report des conséquences de ce constat est d’autant plus regrettable qu'il est source de nullité des procédures menées. 

Le 30 juillet dernier, le Conseil constitutionnel avait déclaré la garde à vue de droit commun contraire à la constitution principalement en raison de l’absence de l’avocat lors des interrogatoires. 

En conformité avec la jurisprudence européenne, la Cour de cassation précise que cette exigence s’impose également aux régimes dérogatoires. Sauf «raisons impérieuses» ne découlant pas de la «seule nature du crime ou du délit reproché», «toute personne soupçonnée d'avoir commis une infraction doit, dès le début de la garde à vue, être informée de son droit de se taire et bénéficier, sauf renonciation non équivoque, de l'assistance d'un avocat». 

Dans ces conditions, certaines dispositions du projet de réforme tendant à écarter l’avocat en raison de la nature de l’infraction reprochée sont d’ores et déjà jugées non conformes au droit européen. 

La Chancellerie a précisé que «la garde des Sceaux tiendra compte» des arrêts de la Cour de cassation et «apportera les aménagements nécessaires par voie d'amendement à son projet de loi». Une circulaire a toutefois été diffusée aux magistrats les invitant à continuer d’appliquer les dispositions actuelles. 



Les Jeunes Avocats en appellent solennellement à la responsabilité du gouvernement pour la mise en œuvre, sans délai, des mesures qui s’imposent permettant la présence effective de l’avocat tout au long de l’enquête tant pour les personnes mises en cause que pour les victimes. 

Dans cet esprit constructif, les Jeunes Avocats proposent aux représentants de la Police Nationale et de la Gendarmerie, de créer, sans attendre, un groupe de travail permettant d’établir un Guide des Bonnes Pratiques Communes conformes aux exigences posées par la jurisprudence européenne et française. 

Les Jeunes Avocats sont prêts, dès aujourd’hui, à répondre, avec le concours des Ordres, partout en France, à l’effectivité de cette présence de l’avocat tout au long de l’enquête au bénéfice de tout justiciable. 

lettre_a_synergie___copie.pdf

depeche_de_la_dacg_sur_la_gav_1_.pdf

com_presse_appel_aux_forces_de_l_ordre.pdf

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Ces bénévoles qui correspondent avec des détenus

Ces bénévoles qui correspondent avec des détenus

Pour tenter « d'instiller un peu d'humanité » au centre pénitentiaire d'Uzerche, des bénévoles entretiennent une correspondance avec des détenus.

Il ne faut rien attendre d'une correspondance avec un détenu. Ce constat, à première vue sévère, s'impose à tous les bénévoles qui animent le programme Amitié sans visage du Secours catholique de la Corrèze.

Depuis 1998, l'association caritative essaie d'adoucir les conditions d'incarcération au centre d'Uzerche en offrant la possibilité aux détenus d'échanger une correspondance avec l'extérieur. 

« Au départ, nous étions deux, explique Marinette, la doyenne des bénévoles. On se débrouillait comme on pouvait. Aujourd'hui, on est dix-sept et on se réunit trois fois par an ».

Ce programme est cadré. Les bénévoles du Secours catholique doivent respecter une charte précise : anonymat requis, pas d'argent, pas d'ingérence dans la vie familiale du détenu, pas de photo, aucune ambiguïté sur la nature de cette relation et « ne jamais être moralisateur. On ne sait jamais pour quelles raisons ils sont en prison, même si parfois on le devine », explique François.

Pour tous, les débuts d'une correpondance, de toute façon surveillée par l'administration pénitentiaire, sont toujours délicats : 

« On a forcément du mal à savoir ce qui va accrocher. On parle de la pluie et du beau temps. Je pense surtout qu'il ne faut avoir aucun doute quand on écrit une lettre. Notre récompense ? Quand le détenu répond ». 

 

Pas d'accord pour vider les miradors

Pas d'accord pour vider les miradors

 

Symbole pour eux d'un « budget de misère de l'administration pénitentiaire », les surveillants des prisons de Moulins-Yzeure tombent de haut en entendant parler de vider des miradors.

Le ministère de la Justice a beau préciser que le projet de fermeture d'une trentaine de miradors ne concernera "qu'une poignée" de prisons en France. Et plutôt les plus anciennes, en centre-ville. Les surveillants du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'affligent : « C'est le symbole d'un budget de misère, assène Éric Colin, délégué CGT. On ferme les miradors pour récupérer quelques surveillants et on remplacera par des caméras qu'on fera gérer par les copains du privé ».

Le ministère annonce pourtant un budget en hausse de 4,15 %, à 7,1 milliards d'euros, dont 2,8 milliards pour la pénitentiaire : « Mais c'est tout pour le béton, rien pour les hommes. Le ministère prétend qu'il va créer 430 postes. Or, dans le même temps, il veut affecter trente agents à la garde du ministère, des centaines d'autres pour deux nouvelles prisons à Lille et Réau, et encore des centaines pour les escortes ».

Deux directions régionales doivent en effet expérimenter le remplacement des escortes police et gendarmerie par des surveillants : « Ils prévoient 800 agents là où il y a 3.000 policiers ou gendarmes. Au bas mot, tous ces projets pour 2011, ça représente 1.500 personnes. Avec les 430 annoncées, on en est loin, d'où cette idée stupide de vider les miradors ».

Un mirador mobilise sept personnels par roulements de deux ou trois heures. Les 210 postes ainsi économisés nous coûteraient très cher en sécurité ».

En face de la centrale réservée aux longues peines et aux détenus dangereux, la maison d'arrêt fonctionne avec deux miradors, rappelle Younès Mellakh (Ufap-Unsa) : « On vient d'achever le chantier de surélévation à 12 mètres des miradors de la centrale, pour 400.000 ? pièce, et on fermerait ceux d'en face, sous prétexte qu'ils sont inutiles ? C'est consternant ! Surtout à Moulins où la maison d'arrêt, sans filin anti-hélico, accueille régulièrement des gros calibres. Un terroriste ou un tueur en série, tant qu'il n'est pas définitivement condamné, ne peut pas aller en centrale ».

Et Moulins-Yzeure a déjà expérimenté l'utilité des miradors à la maison d'arrêt, se souvient Éric Colin : « C'était en juin 2000. Karim Tahir, organisateur de l'évasion de trois détenus en hélicoptère, avec prise d'otage du pilote, a fait passer des scies par l'angle mort, l'un des deux sans mirador, côté rue de l'Arsenal. D'ailleurs, depuis, on réclamait un mirador supplémentaire à la maison d'arrêt. Et qui paiera l'addition ? Les personnels encore plus exposés, mais aussi le public : les évadés, on l'a vu en février 2009, prennent aussi des otages à l'extérieur ».

Le troisième mirador réclamé n'a jamais été construit. Les effectifs supplémentaires promis après la prise d'otage à l'intérieur de la centrale, en 2003, n'ont pas été affectés. Et Arnaud Routtier (FO) ne se fait pas d'illusions : « On annonce la fermeture des prisons de Nevers, Montluçon et Aurillac. Le nouveau centre pénitentiaire de Clermont n'absorbera pas tous ces détenus. Qui va encore trinquer ? Moulins a beaucoup souffert des révoltes de ses détenus. À force, ce seront les surveillants qui se révolteront ». 

Location des téléviseurs en prison fixée à 8 euros par mois (Chancellerie)

Location des téléviseurs en prison fixée à 8 euros par mois (Chancellerie)

Le ministère de la Justice a fixé à 8 euros par mois, c'est-à-dire le "prix coûtant", la location d'un téléviseur en cellule dans tous les établissements pénitentiaires français, a annoncé lundi son porte-parole.

Une campagne pour la gratuité de la télévision en prison est menée depuis cet été par l'association "Robin des Lois" de l'ancien détenu François Korber, qui dénonce "racket", "gabegie" et disparités entre établissements.

Au vu d'un audit demandé sur la question, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a "constaté qu'il y avait des écarts de prix importants et injustifiés en fonction des établissements", a précisé Guillaume Didier, porte-parole du ministère.

Selon le mode de gestion des prisons, la location varie de 5 à 40 euros.

Trouvant cette situation "anormale", la garde des Sceaux a décidé qu'il y aurait désormais un "tarif unique pour la location des téléviseurs en prison, qu'elle fixe à 8 euros par mois, c'est-à-dire le prix coûtant", a ajouté M. Didier.

Ce prix pour un téléviseur sera payé "au prorata de l'utilisation dans le mois" (si un détenu arrive en cours de mois, il ne paiera pas le mois entier), et "partagé par les détenus" s'ils sont plusieurs en cellule, a-t-il précisé.

Cette décision est "d'application immédiate" mais, dans certains cas, elle ne pourra être appliquée avant plusieurs mois, "le temps que les marchés en cours arrivent à échéance", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la gratuité réclamée par les intéressés, le porte-parole a souligné qu'il existait et "continuerait à exister des mises à disposition gratuites et des aides pour les détenus indigents".

L'ancien garde des Sceaux Robert Badinter, qui avait autorisé en 1985 la télévision dans les cellules des détenus, avait jugé "honteux" en août le système de location qui perdure depuis 25 ans.

Belle interview de Olivier Maurel, son livre est à lire absolument (le taulier)

http://www.lenouveleconomiste.fr/directeur-de-centrale-une-prison-ne-peut-fonctionner-quavec-le-consentement-des-detenus-3266/

Sofiane, 17 ans, de la prison à l'Assemblée nationale

Sofiane, 17 ans, de la prison à l'Assemblée nationale

Un surprenant visiteur, lundi à l'Assemblée nationale. Pour la première fois dans l'histoire de la République, le Palais-Bourbon a accueilli un mineur délinquant. Sofiane, 17 ans, a été condamné pour vols et trafics de stupéfiants ; il arrive en fin de peine. C'est lui qui a demandé à visiter les lieux, dans le cadre de ses cours d'éducation civique et de citoyenneté. Une démarche qui a pu aboutir grâce au député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde, qui l'a accompagné. Le jeune homme n'était pas menotté. Sophie Aurenche était présente pour RTL.

La garde à vue est jugée contraire au droit européen

La garde à vue est jugée contraire au droit européen

Selon la Cour de cassation, le système actuel de la garde à vue n'est pas conforme avec la Convention européenne des droits de l'homme. La Chancellerie va devoir apporter quelques retouches à sa réforme.

Après le Le ministère de la Justice va devoir une nouvelle fois apporter des retouches au projet de réforme de la garde à vue présenté le 13 octobre en conseil des ministres. Dans trois arrêts rendus le 19 octobre 2010, la chambre criminelle de la Cour de cassation a en effet considéré que certaines dispositions de la garde à vue sont contraires à la Convention européenne des droits de l'homme. Et rejoint ainsi les conclusions du parquet. « Comme le Conseil constitutionnel, la chambre criminelle de la Cour de cassation s'inscrit dans la démarche du garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie de réformer la garde à vue », déclare Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice.

Réformer les régimes dérogatoires

Dans son projet de loi, la Chancellerie n'avait pas du tout modifié les régimes dérogatoires de la garde de à vue appliqués pour le trafic de stupéfiants, le terrorisme et la criminalité organisée. Actuellement, l'avocat n'intervient auprès de son client soupçonné de terrorisme qu'à la 72ème heure de garde à vue. Pour la Cour de cassation, ces régimes dérogatoires ne peuvent pas se justifier par la seule infraction et sont donc contraires à la Convention européenne des droits de l'homme. Le report de l'assistance d'un avocat dans la garde à vue doit être motivé par des raisons impérieuses. Ce qui nécessite en pratique un examen au cas par cas par le juge. Sur les régimes dérogatoires, « le garde des Sceaux tiendra compte de l'interprétation de la Cour de cassation en déposant des amendements au projet de loi réformant la garde à vue lors du débat parlementaire », indique Guillaume Didier. Un amendement prévoira notamment l'obligation de notifier à la personne gardée à vue pour terrorisme, affaires de stupéfiant ou criminalité organisée son droit de garder le silence.

Avoir l'assistance d'un avocat

Cette mesure est déjà insérée dans le projet de loi pour le régime commun de la garde à vue (24 heures renouvelables une fois). Dans l'une des trois affaires jugées le 19 octobre, la chambre criminelle de la Cour de cassation confirmee l'interprétation en droit de la Cour d'appel d'Agen. Les juges du fond avaient estimé que la présence d'un avocat auprès de la personne gardée à vue ne suffisait pas pour pouvoir organiser sa défense et préparer les interrogatoires. Pour la Cour de cassation, la Cour d'appel d'Agen a fait une exacte application de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme (avoir droit à un procès équitable). Pour la Chancellerie, cette interprétation de la Cour de cassation conforte le nouveau dispositif de la réforme puisque le projet de loi prévoit la notification du droit au silence et la présence de l'avocat lors des interrogatoires. Une position que ne partage pas du tout le Conseil national des barreaux (CNB) dans un communiqué du 19 octobre : « le projet de loi n'assure pas à la personne gardée à vue l'assistance effective d'un avocat pendant les interrogatoires et toute la durée de cette mesure privative de liberté ». Dans un souci de bonne administration de la justice, la Cour de cassation a indiqué que son interprétation n'entrera en vigueur qu'à compter du 1er juillet 2011, le temps pour le gouvernement de faire adopter une réforme conforme à la Convention européenne des droits de l'homme.

 

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